Que diriez-vous d’un voyage à Madagascar à la découverte d’une tradition liée au zébu ? Ce serait une expérience culturelle très riche !

Les Malgaches trouvent diverses occasions de sacrifier, d’échanger ou de consommer des zébus à savoir la naissance, les fiançailles, le mariage, la circoncision, les funérailles ou l’exhumation. Un bon Malgache qui se respecte doit posséder au moins un zébu pour être digne de chaque occasion. En l’occurrence, un jeune homme ne peut pas avoir la main d’une jeune fille sans offrir à ses parents quelques têtes de zébu. En plus, les parents acceptent seulement un homme réputé être un voleur de zébus ou un ex-prisonnier pour vol de zébus car, croyez-le ou non, voler un zébu est un acte de bravoure et de séduction !

Dans la partie Sud de Madagascar, des hommes possèdent une centaine voire des milliers de têtes de zébu. La richesse et la notoriété d’un individu (donc le rang social), sont proportionnelles au nombre de zébus possédés.

Chacun doit respecter ses engagements sociaux. Ceux qui n’ont pas de zébus, qu’ils volent ceux des autres ! C’est la tradition. Pour devenir puissant, il faut augmenter son cheptel en achetant ou en volant des zébus. Pour l’ethnie Mahafaly par exemple, le cheptel d’un défunt sera épuisé pour la fabrication de son tombeau et les repas mortuaires. Sa famille orne sa tombe avec tous les os frontaux et les deux cornes de ses zébus.

Tels sont les coulisses du vol de zébus, tradition oblige. C’est seulement de nos jours que cette pratique prend une autre tournure : le banditisme à des fins économiques

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